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dégradable/biodégradable/
compostable

« Bon pour vous !

Résumé

Dégradable : Se dit de matériaux dont les propriétés physiques et mécaniques sont détruites, entrainant une désintégration soit par l’exposition au rayons du soleil, à la chaleur, à la pression ou par une combinaison de ces éléments.

Biodégradable : Se dit de matériaux qui se décomposent grâce aux actions des micro-organismes, ne laissant derrière que des éléments naturels tels, le carbone, l’hydrogène et du nitrogène.

Procédé : Une décomposition faite de façon organique (sans intervention par l’être humain) est nommée biodégradable tandis que si un procédé chimique ou une force humaine est requise a activer le processus de désintégration, mais que une fois le processus engagé, la structure moléculaire change et les composants deviennent de plus petites molécules bioactives, nous parlons alors de matériaux dégradables.

En savoir davantage…
Les produits dégradables ne sont pas compostables, ce qui signifie qu’une fois dégradés ces produits ne se transforment pas en matière organique riche en nutriments.  La plupart des produits portant la mention "dégradable" (en général les plastiques) se dégradent grâce à un effort mécanique ou chimique qui réduit le produit en petites pièces, facilitant ainsi leur dégradation.  Ces produits, souvent fabriqués à base de pétrole, sont additionnés d’ingrédients spéciaux qui facilitent leur fragmentation.  L’activité biologique ne joue pas un rôle clé dans la dégradation de ces produits ou leur action est trop lente pour qu’ils reçoivent la mention « Biodégradable ou Compostable » puisque leur dégradation prend généralement plusieurs années.

Les Bioplastiques
Les Canadiens utilisent quotidiennement de nombreux produits en matière plastique. Les stylos, les ordinateurs, les automobiles, les emballages alimentaires et les vêtements contiennent tous du plastique. Il s'agit d'un matériau constitué de un polymère ou plus. Les produits chimiques entrant dans la fabrication des plastiques proviennent principalement des combustibles fossiles. Ces plastiques dits pétrochimiques sont très durables, mais leur biodégradation est très lente après leur mise au rebut. Les préoccupations croissantes concernant le coût des combustibles fossiles et leurs répercussions sur l'environnement ont favorisé la recherche de solutions de remplacement des plastiques pétrochimiques, à savoir les biopolymères et les bioplastiques.

Les bioplastiques sont une nouvelle génération de plastiques compostables et biodégradables, faits à partir de matières premières naturelles telles l’amidon (de pommes de terre, de maïs de tapioca, etc), la cellulose, la protéine de soya, l’acide lactique, etc. Des produits qui ne requièrent pas une production hasardeuse et polluante, et qui se décomposent dans la nature se transformant en dioxine de carbone, en eau, et en déchets biologiques et ne sont pas nocifs pour la santé, ni pour l’environnement. 

Les biopolymères et les bioplastiques ne sont pas des produits récents. En effet, au milieu des années 1900, Henry Ford a inventé une méthode de fabrication de pièces d'automobile en plastique à partir de soja. Toutefois, la Seconde Guerre mondiale mit un frein à la production de voitures à base de bioplastiques. De nos jours, ils redeviennent populaires et on les fabrique grâce à de nouvelles méthodes issues de la biotechnologie.

Molécules polymérisables
Il existe deux types de biopolymères : ceux qui proviennent d'organismes vivants et ceux qui dérivent de ressources renouvelables mais qui doivent être polymérisés. On se sert des deux types pour produire les bioplastiques

Biopolymère Source naturelle Description

Cellulose

Bois, coton, maïs, blé
et autres

Ce polymère se compose de glucose. La cellulose est l'élément principal des parois cellulaires des plantes.

Protéine de soya

Soya

Il s'agit d'une protéine naturellement présente dans le soya.

Amidon

Maïs, pomme de terre, blé, manioc et autres

Ce polymère est l'une des formes d'accumulation des glucides dans les tissus végétaux. L'amidon est un polymère constitué de glucose. Les tissus animaux en sont dépourvus.

Polyesters

Bactéries

Ces polyesters dérivent de réactions chimiques qui se déroulent naturellement dans certains types de bactéries.


Molécules polymérisables
Ces molécules, qui proviennent de ressources naturelles renouvelables, peuvent être polymérisées pour servir à la fabrication de plastiques biodégradables.

Biopolymère Source naturelle Description

Acide lactique

Betterave, maïs,
pomme de terre
et autres

Cet acide provient de la fermentation de matières premières sucrées, comme les betteraves, et de la transformation de l'amidon du maïs, des pommes de terre ou d'autres sources en renfermant. On le polymérise pour produire de l'acide lactique - un polymère utilisé dans la fabrication des plastiques.

Triglycérides

Huiles végétales

Ces substances forment la majeure partie des lipides stockés dans les cellules humaines et animales. Les huiles végétales sont l'une des sources possibles de triglycérides susceptibles d'être polymérisés pour la fabrication de plastiques.

Résistance à la chaleur
Les produits à base d’amidon de maïs (sacs, coutellerie, verres, pailles) peuvent résister à  une chaleur allant jusqu’à 120°F, tandis que les produits faits à base d’amidon de pommes de terre et de tapioca résistent à une chaleur atteignant 220°F.

La Biodégradation et le Compostage des Bioplastiques
Le temps requis au compostage des produits bioplastiques varie selon le matériel utilisé.  Ces produits sont conçus pour être compostés dans un endroit commercial prévu à cet effet ou des températures plus élevées peuvent être atteintes. Dans ces endroits, la durée de compostage se situe entre 90 et 180 jours. La plupart des standards internationaux exigent, en moyenne, une biodégradation à 60% en 180 jours ainsi que certains critères quant à la résine utilisée à la composition des produits, pour que ces derniers se qualifient comme étant « compostables ».  Il est important de préciser les différences entre les produits dégradables, biodégradables et compostables car ces appellations sont souvent interchangeables.

Un plastique compostable

  • Ne doit produire aucun résidu toxique, de façon à ce que la culture de plantes y soit possible.
  • Doit se décomposer en matières organiques telles, la dioxine de carbone, l’eau et des résidus biologiques qui se décomposent au même rythme que la cellulose (papier).
  • Doit se désintégrer complètement et être impossible à distinguer dans le compost, c’est-à–dire na laisser aucune trace visible.


Un plastique biodégradable

  • Se décompose, avec le temps, grâce aux micro-organismes tels les bactéries et les moisissures.
  • Il n’existe pas de temps pré-requis à leur décomposition.
  • Il n’y a aucun pré-requis concernant les résidus toxique.


Un plastique dégradable

  • Se dit d’un produit dont la composition chimique subira plusieurs transformations sous des conditions environnementales spécifiques, qui résulteront en la perte de certaines propriétés.
  • Contrairement aux plastiques compostables, il n’existe aucun de pré-requis quant à l’action de micro-organismes dans la dégradation des plastiques dégradables.


Un plastique peut donc être dégradable sans être biodégradable,

ou  même être biodégradable sans être compostable !

Critères et standards reconnus
Vous trouverez ci-dessous le nom des différentes organisations internationales reconnues par service alimentaire gordon® comme ayant établi des standards, des critères et des méthodes d’évaluation quant au compostage. Ce sont également elles qui définissent les critères quant à la biodégradation et la toxicité écologique afin qu’un produit reçoive l’appellation « compostable »

ASTM International - ASTM-6400-99
CEN Comité Européen de Normalisation - EN 1 3432
ISO-Organisation Internationale de Normalisation – 14588 (pour la biodégradation)

La biodégradation se mesure par la quantité de CO2 produit lors de la décomposition
La norme exigée est de 60% en 180 jours, à part pour le CEN (EN 13432) qui lui requiert 90% de décomposition en 90 jours.

La désintégration est mesurée en passant les matériaux au tamis pour en déterminer la grosseur. La norme est de 10% du volume original sur un tamis de 2 millimètres.

Pour ce qui est de l’Éco toxicité, la concentration de métaux lourds est mesurée et celle-ci  doit être sous la limite établie par ces organisations.  L’Éco toxicité se mesure également en mélangeant le compost recueilli à de la terre, en différentes concentrations, pour y cultiver des plantes, comparant ensuite les résultats versus un compost contrôlé.